Retour sur la journée de travail des groupes éducation et action publique le 29 avril dernier

Business management meeting

La journée de travail du 29 avril a réuni les membres des groupes de travail action publique et éducation venus de la France entière et d’horizons divers, avec des profils variés : universitaires, étudiants, praticiens de l’action publique, de l’éducation, de l’entreprise, partenaires des institutions, société civile…

Au menu de cette journée : délibération des projets d’aménagement, nouveaux modes de financement de l’action publique (financement et budget participatifs, mécénat), développement économique et relation institutions/entreprises, gouvernance dans l’école, éducation à la citoyenneté.

Les débats et les travaux pratiques menés au sein de petits ateliers ont permis de croiser les regards, de mêler théorie et pratique et de dessiner des propositions concrètes pour renouveler les méthodes d’action collective, et mieux décider et agir ensemble.

 

Parmi quelques-unes des pistes évoquées au cours de cette journée :

 

 S’agissant de la délibération des projets d’aménagement :

  • Former les cadres de l’administration (ingénieurs, administrateurs, etc.) à la production d’ « études d’impact durable » nourries d’avis experts contradictoires
  • Avoir le réflexe de la multiplicité des scénarios dans la phase d’étude
  • Former et sensibiliser élus et cadres de l’administration à la conduite de processus de concertation et plus généralement à la co-conception des politiques publiques
  • Asseoir et professionnaliser au sein des collectivités et maîtres d’ouvrage une fonction de facilitateur de processus délibératifs
  • Anticiper, dans la gestion du projet, le temps (de l’appropriation du sujet à la décision) et le budget dédiés à la concertation (réaffecté depuis le budget généralement prévu pour le marketing du projet)
  • Favoriser l’expression construite et publique ainsi que le débat autour des points de vue des opposants au projet
  • Assurer la présence de panels de citoyens dans les instances décisionnelles et de suivi de la mise en oeuvre
  • Prendre au sérieux la question de la traçabilité des apports citoyens au projet, notamment grâce aux outils numériques
  • Ne déclarer d’utilité publique que les projets qui ont fait l’objet de véritables débats et non de seules enquêtes
  • Généraliser les expérimentations de budgets participatifs crédibles (montants, processus de validation citoyenne, appui à la conception et à la mise en oeuvre, etc.)
  • La mobilisation de la technique des « retours en réalité » permettant aux élus et aux experts de confronter les politiques publiques aux réalités de terrain, accompagnés par des tiers experts « éclaireurs » dotés de compétences en sciences humaines et sociales (ethnologue, sociologue, designer…)
  • La création d’un véritable statut de la partie prenante au débat public, dotée de droits et de devoirs

Lire la synthèse de ces travaux 

Le groupe de travail a également apporté une contribution  à la consultation menée par le Sénateur Alain Richard sur la modernisation du dialogue environnemental : Quelques pistes pour faire franchir un seuil de crédibilité aux démarches de concertation

 

S’agissant des nouveaux modes de financement de l’action publique :

  • L’accompagnement de l’émergence d’une véritable désintermédiation bancaire
  • L’accessibilité des données budgétaires et financières par différents moyens traditionnels ou plus innovants
  • La mise en œuvre plus systématique de modes de financements hybrides mobilisant de concert acteurs publics et privés autour de projets communs d’intérêt général

Lire la synthèse de ces travaux 

S’agissant de la politique de développement économique :

  • La constitution et la mise en réseau de lieux ouverts de partage, d’échange et de créativité, de type « Fab Lab » pour concevoir, expérimenter et mettre en œuvre les politiques publiques entre acteurs publics et privés
  • La mise en place d’un parcours de sensibilisation et de formation à la culture d’entreprise tout au long de la vie (de l’école, en passant par les élus, les agents publics, les personnes en reconversion, les demandeurs d’emploi…)
  • Le portage de projets de dimension économique par les jeunes et la mise en place d’incubateurs au sein des établissements

Lire la synthèse de ces travaux 

S’agissant de l’éducation :

  • La systématisation de la formation des jeunes aux processus participatifs au sein des établissements (délégués de classe…).
  • La co-construction du règlement intérieur avec les élèves au sein des établissements, prenant appui sur des valeurs intangibles et des règles contextualisées.
  • La mise en place d’une médiation entre pairs afin de traiter les situations d’incivilité au sein des établissements.
  • Le renforcement de l’intégration territoriale des établissements par le développement des contrats éducatifs territoriaux ou des contrats de territoire pour les jeunesses visant à mieux coordonner l’action des acteurs autour de priorités partagées.
  • L’expérimentation d’établissements d’enseignement comme lieux de mise en proximité de services pour la jeunesse, mutualisant plusieurs fonctions.

 

 

Prochain temps fort dans la vie du Think tank, le colloque public du 5 juin ouvert à la participation de tous, avec 2 tables-rondes et 10 ateliers de co-production, où chacun pourra contribuer librement et venir enrichir les propositions du Think tank qui seront rendues publiques.

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